La vraie terreur, Paul l’a connue. Il y a 25 ans, trois hommes entrent dans sa maison, l’agressent sexuellement et le laissent pour mort. Il parvient à téléphoner à un voisin, après avoir écrit le nom de ses assaillants avec son sang sur le réfrigérateur. Cet appel lui a sauvé la vie.
Paul a été traumatisé par cette agression. Après cette nuit marquante, sa santé mentale n’a pas tenu le coup. Encore aujourd’hui, il doit prendre des antipsychotiques pour garder le cap. Comme de nombreux participants au projet Chez Soi, Paul a souffert d’un trouble de stress post-traumatique qui l’a placé en mode survie durant de nombreuses années. Difficile de travailler, de subvenir à ses besoins et de se loger quand on replonge fréquemment dans une angoisse paralysante.












